
Que vous soyez harcelé’e), burn-out(é), discriminé(e), vous êtes en souffrance à votre travail
mais vous n’êtes pas seul(e).
Vous n’êtes pas seul(e) car il existe de nombreux interlocuteurs pour vous aider, des professionnels distincts qui vont pouvoir vous assister étape par étape pour sortir de votre situation de souffrance.
SPOIL ALERT N°1 : Lorsque vous êtes en souffrance au travail, vous n’êtes jamais seul, il existe des personnes pour vous aider à en sortir
Cela nécessite néanmoins que vous sollicitiez ces interlocuteurs, afin qu’ils puissent vous apporter l’accompagnement dont vous avez besoin.
SPOIL ALERT N°2 : Vous êtes acteur de votre souffrance, si vous souhaitez en sortir il faut que vous sachiez appeler à l’aide.
ETAPE N°1 : PROTEGER SA SANTE AFIN DE POUVOIR PRENDRE LE RECUL NECESSAIRE
Si vous sentez que vous craquez, que vous n’en pouvez plus, que vous risquez de craquer, d’avoir le « mauvais geste ».
C’est le moment de prendre du recul , de la distance, de préserver votre santé en saisissant votre médecin traitant ou psychiatre, afin qu’il vous place en arrêt de travail.
Et qu’il engage avec vous la démarche de reconnaissance de maladie professionnelle auprès de la CPAM.
N’hésitez pas également à prendre rendez-vous auprès de la Médecine du Travail dans le cadre d’une visite de pré-reprise (durant vos arrêts de travail) afin de les alerter de la situation.
ETAPE 2 : FAIRE ETABLIR LE LIEN ENTRE VOTRE MALADIE ET VOTRE TRAVAIL
Vous êtes en arrêt de travail, c’est une première étape.
Néanmoins, officiellement cela veut dire que vous êtes « simplement » malade.
Aucun lien n’est encore établi entre votre maladie et votre travail.
Dans la majeure partie des cas, l’arrêt de travail d’un salarié(e) victime de harcèlement, de burn out ou de discrimination sera motivé par un état anxio-dépressif, mais qui est à mettre en lien avec votre travail.
Raison pour laquelle vous devez engager une démarche de reconnaissance de votre maladie professionnelle (ou accident) auprès de la Caisse de Sécurité Sociale.
Concrètement, cette dernière devra déterminer si votre maladie est imputable à votre travail ou si il n’existe pas d’éléments suffisants pour établir ce lien.
Cette démarche doit être initiée par votre médecin traitant/psychiatre, lequel va remplir un formulaire spécifique de demande de maladie professionnelle.
Il faudra ensuite constituer un dossier à destination de la Caisse afin d’établir le lien entre votre maladie et vos arrêts de travail (attestations de témoins, certificats médicaux, dossier médical auprès de la Médecine du Travail, rapport du service de pathologies professionnelles).
Si ce lien est considéré comme suffisamment établi, cela aura plusieurs avantages :
- Une meilleure prise en charge au niveau des indemnités journalières par la Caisse de Sécurité Sociale
- Une reconnaissance officielle du lien entre votre maladie et votre travail (que l’employeur ne pourra pas ignorer dès lors qu’il est informé de la procédure)
- Un éventuel levier d’action en cas de licenciement pour inaptitude professionnelle ou afin de voir reconnaitre l’existence d’une faute inexcusable
ETAPE 3 : ALERTER OFFICIELLEMENT L’EMPLOYEUR DE LA SITUATION
Il arrivera régulièrement que votre employeur affirme ne pas être informé de votre situation de détresse, d’où l’importance de l’en alerter par écrit afin de le mettre face à ses responsabilités.
Vous pouvez alors parfaitement lui adresser un courrier en LRAR dans le cadre duquel vous détaillez les mauvais traitements dont vous avez été victime et les conséquences sur votre état de santé.
En l’invitant à proposer des mesures pour mettre un terme à cette situation.
ETAPE 4 : CONSTITUER UN DOSSIER DE PREUVES DE VOTRE SITUATION DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL
Afin d’anticiper un éventuel contentieux avec votre employeur, et parce-que bien souvent une fois que vous allez être en arrêt de travail, votre employeur risque de vous « couper les accès », il est important de réfléchir et de constituer très en amont, les éléments de preuves qui vous permettront de prouver l’existence d’une situation de souffrance au travail.
Cela va passer par :
- Les échanges de mails/sms que vous avez pu avoir avec votre employeur
- Des attestations de témoins de collègues ou anciens collègues de travail sur vos condition de travail (et mêmes les leurs si elles étaient identiques)
- Des enregistrements de conversations
- Des certificats médicaux attestant de la dégradation de votre état de santé
- Des comptes-rendus de visite auprès du médecin du travail
- De rapports tels que celui que peut vous établir le service de pathologies professionnelles présents au sein de nombreux établissements hospitaliers
ETAPE 5 : METTRE EN PLACE UNE STRATEGIE DE SORTIE DE VOTRE ENTREPRISE
Si vous voyez que la situation ne s’arrange pas ou bien que vous ne vous sentez tout simplement plus capable de retourner dans cet environnement de travail, alors il vous faut réfléchir à une stratégie de sortie d’entreprise.
En fonction de votre situation, cela peut passer par la signature d’une rupture conventionnelle ou un licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement.
Avec éventuellement des négociations avec l’employeur en vue d’une indemnisation complémentaire dans un cadre confidentiel.
Alors maintenant, vous le savez : vous êtes en souffrance mais vous n’êtes pas seul(e), alors protégez-vous, appelez à l’aide.